Bout en bout avec Playwright
Quelques scénarios sur l'application réelle valent mieux que deux cents tests sur une imitation
Tests de bout en bout avec Playwright
Tous vos tests unitaires passent, tous vos tests de composants passent, et pourtant le tunnel d'achat est cassé depuis ce matin. La cause : une variable d'environnement absente dans la construction de production, qui fait pointer le client de paiement vers une URL vide. Aucun test de la suite ne pouvait le voir, parce qu'aucun ne s'exécutait sur l'application réellement construite, servie par le vrai serveur, dans un vrai navigateur. Chaque couche fonctionnait ; c'est leur assemblage qui ne fonctionnait pas.
C'est le seul rôle des tests de bout en bout, et il justifie leur coût. Ils sont lents, plus fragiles, et pénibles à diagnostiquer, donc vous n'en écrirez pas deux cents. Vous en écrirez cinq à quinze, sur les parcours dont la panne vous ferait perdre de l'argent ou des données : s'inscrire, se connecter, payer, publier, supprimer. Tout le reste appartient aux couches inférieures. Cette discipline de sélection est ce qui sépare une suite de bout en bout utile, exécutée à chaque fusion, d'une suite de quarante minutes que l'équipe finit par contourner.
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